Oiseaux en vol – Des photos fascinantes d’oiseaux en vol

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Photographier des oiseaux peut être très facile, tant qu’ils sont assis et immobiles. Lorsqu’ils volent, c’est une autre histoire. La distance importante avec l’objet du focus ainsi que les mouvements rapides et parfois imprévisibles de l’oiseau peuvent rendre la prise de photos d’oiseaux en vol très difficile. Même les photographes expérimentés ont besoin de plusieurs tentatives pour prendre une très bonne photo. Que les amateurs ne se découragent pas : avec de la pratique, vous y parviendrez.

Nous allons vous expliquer les règles de base de la photographie d’oiseaux, les critères techniques, et vous donner des conseils pour une chasse à la photo d’oiseau en vol réussie.

(Apprendre à) connaitre le sujet

Les dynamiques des oiseaux en vol sont complexes et compliquent la tâche des photographes qui souhaitent les prendre en photo. Les gros oiseaux tels que les oies, les canards, les cigognes, les hérons et les mouettes sont généralement plus faciles à capturer que les espèces plus petites. D’un côté ils sont plus faciles à voir et à photographier à grande échelle, de l’autre ils se déplacent plus lentement et de manière plus prévisible. Les petits oiseaux tels que les moineaux, mésanges et même les chauves-souris se déplacent bien plus rapidement et de manière plus instable et changent souvent complètement de direction sans que l’on s’y attende. Les attraper devant l’objectif représente donc un véritable défi.Mouette volant devant un ciel nuageux © René Gropp

Pour vous entraîner, choisissez de préférence un endroit qui offre un important trafic aérien, où les oiseaux ont l’habitude des humains. Ils y sont souvent moins timides et vous pouvez mieux vous en approcher. La proximité des mangeoires peut aussi aider.

Avec le temps, vous apprendrez les particularités des comportements en vol de certains oiseaux et pourrez vous y adapter lorsque vous prendrez des photos.

La technique

Bien que tout soit possible avec ces compagnons, les oiseaux en vol ne peuvent pas être photographiés avec un smartphone ou un appareil photo compact, et au mieux vous obtiendrez des points noirs au loin. Avec un bridge et un zoom vous pouvez tenter de photographier les oiseaux lents. Un DSLR à téléobjectif rapide est le meilleur choix en photographie d’oiseau. En fonction du facteur de grossissement, des longueurs focales de 300 à 500 mm sont généralement recommandées. Avec des longueurs focales plus courtes il est possible de prendre des photos tant que vous vous approchez suffisamment des oiseaux, c’est-à-dire s’ils ne volent pas trop haut.

Les opinions varient en ce qui concerne l’utilisation d’un trépied. En fonction du poids de l’appareil photo et de l’objectif spécifique, un trépied peut être soit utile soit gênant. Pour les professionnels, il existe des trépieds avec ce que l’on appelle des têtes de cardan qui fonctionnent comme une balançoire. Ces accessoires sont néanmoins onéreux et un peu exagérés pour un photographe amateur qui souhaite tourner la tête du trépied seulement de temps en temps. Un bon compromis entre la flexibilité et la stabilité peut aussi être atteint avec un monopode tout simple.

Paramètres de l’appareil photo

Idéalement, les photographes s’alignent par rapport au soleil derrière eux. L’exposition est plus facile et les ombres sont douces. Étant donné que les oiseaux n’attendent pas leur signal, tous les réglages de l’appareil photo doivent être effectués avant de commencer la séance photo.

Il n’est pas facile de focusser sur un oiseau en vol en raison de l’arrière-plan qui varie et des distances qui changent. Si la mise au point automatique est trop lente vous pouvez rencontrer un problème. Il est recommandé de régler sur autofocus de poursuite ou sur un autofocus automatique. Chez Nikon, ce mode s’appelé AF-C (Aotofocus-Continuous) et Canon le désigne comme AI-Servo. Certains appareils photo Nikon offrent aussi la possibilité d’une poursuite en 3D qui prend aussi en compte la couleur des objets et les « redécouvre » lorsqu’ils sortent temporairement du focus.

Le temps d’exposition doit être aussi court que possible pour geler le mouvement sur l’image. Le mode S (Tv), c’est-à-dire Shutter Priority, est utiles pour cette opération. Le temps d’exposition est sélectionné manuellement et l’ouverture se règle automatiquement. Pour éviter le tremblement de l’appareil photo, le temps d’exposition ne doit pas dépasser 1/1000 de seconde, de préférence moins. Il est aussi possible de régler la vitesse d’obturation et l’ouverture avec l’ISO automatique.Temps d’exposition de 1/1600 s ; longueur focale 300 mm – néanmoins, les bouts d’ailes du corbeau sont hors focus © René Gropp

Les ailes floues sont souvent un effet volontaire car elles donnent une impression naturelle et dynamique. Il est toutefois essentiel que le reste de l’oiseau soit capturé de manière nette, c’est là que les stabilisateurs d’image peuvent être utiles.

Avec un peu de pratique, des temps d’exposition légèrement plus longs peuvent être utilisés comme appareil stylistique : pour des dynamiques spéciales, vous pouvez suivre le mouvement de l’oiseau en suivant la trajectoire de vol de l’oiseau précisément avec votre objectif. L’oiseau lui-même est alors dépeint nettement alors que l’arrière-plan est flou. Cet effet est particulièrement beau avec un arrière-plan homogène au niveau de la structure et de la couleur.Oiseaux de proie planant devant un ciel bleu © René Gropp

Dans certaines situations, il peut s’avérer utile de spécifier les paramètres ISO de l’appareil photo. Les oiseaux blancs, par exemple, peuvent rapidement être surexposés ou sous-exposés en fonction de l’arrière-plan ou du terrain contre lequel ils volent. Ceci est particulièrement le cas avec les cieux bleus ou les surfaces d’eau réfléchissantes.

Mode rafale et mode sport

Très pratique pour trouver les meilleurs clichés : la fonction de prise de clichés en continu, ou mode rafale, vous permet de prendre plusieurs images par seconde. Lorsque vous prenez des photos d’oiseaux en vol, la chance de prendre une photo parfaite augments si en prenez beaucoup.

Les débutants peuvent aussi tester les résultats obtenus en mode sport, conçu pour les mouvements rapides, et prendre de bons clichés sans avoir à effectuer beaucoup de réglages manuels.

Conclusion

Photographier des oiseaux en mouvement est l’une des disciplines les plus difficiles. Un DSLR équipé d’un téléobjectif rapide et d’un autofocus rapide est l’équipement idéal. Les temps d’exposition courts permettent de réaliser des images nettes et le « panning » de l’appareil photo crée des effets intéressants. Avec un peu d’expérience vous pouvez réduire la quantité de rejets mais même les photographes d’oiseaux expérimentés ont besoin d’un grand nombre d’approches pour obtenir une image époustouflante.

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